La communauté

28 utilisateurs en ligne

Se connecter
S'inscrire

Dossier photo numérique Vu 10680 fois

3 commentaires

Autopsions un appareil photo numérique compact

Toujours prés à apprendre, nous avons récemment disséqué un compact numérique Canon, le A30. Ce compact 1,2 Mpx recèle en son sein une mine d'informations pour ses utilisateurs.

I. Le boîtier

Un boîtier d'appareil photo numérique compact est d'abord conçu pour être solide. Malgré des aspects de finition parfois très limites, celui-ci est pourtant capable de résister à la plupart des chocs communs. Seules les parties mobiles comme le zoom et les caches sont réellement fragiles. L'appareil que nous avons ouvert étant hors d'état de nuire, de photographier et donc de marche, c'est sans le moindre scrupule que nous avons pu procéder.

Boîtier appareil photo numérique compact canon a30.

Boîtier appareil photo numérique compact canon a30

Lecteur de carte mémoire compact-flash.

Lecteur de carte mémoire compact-flash

A l'ouverture nous voyons apparaître la carte imprimée recevant les commandes directes du boîtier. Tous les contacts sont en or, bien sûr, pour plus de fiabilité. C'est la partie la plus exposée de l'appareil, celle en première ligne en cas de problème. Sur cette même carte nous retrouvons également le lecteur de carte mémoire compact-flash (standard de l'époque).

Electronique nu.

Electronique nu

Une fois dépecé, l'appareil photo laisse apparaître sa vraie nature. Ainsi nous voyons l'écran LCD Sony, et le blindage de la carte recevant le processeur de traitement d'image. Elle est visible sur la gauche, entièrement recouverte de plaques métalliques. C'est, de loin, la partie la mieux protégée de l'appareil photo.

Boîtier entier, sans écran LCD.

Boîtier entier, sans écran LCD

Une fois l'écran sorti, apparaît au centre, le squelette métallique de l'appareil. Au centre de celui-ci se trouve le capteur, peu visible encore. Au premier plan, le flash avec son condensateur (cylindre noir), mais nous reviendrons dessus plus tard.

Pièce par pièce

Support flash.

Support flash

Toujours monté sur son squelette, le flash. Celui-ci est particulièrement proche de ceux que l'on peut trouver sur les appareils photos jetables argentiques... En moins puissant ! D'une capacité sensiblement inférieure aux flashs précités (175µF contre 200 à 300 sur les jetables), la portée effective de nombre d'entre eux, sur les appareils numériques, est tout de suite très compréhensible.

Objectif, capteur, et viseur.

Objectif, capteur, et viseur

Sur cette photo nous voyons l'objectif démonté, le viseur optique, le capteur et la motorisation de l'ensemble tout à fait à droite. Le capteur, toujours de dos et donc peu visible se trouve sur le dessus de ce bloc. Le viseur est relié mécaniquement à l'objectif, permettant ainsi un couplage précis et une consommation réduite (un seul moteur). Nous commençons à arriver dans la partie vraiment complexe -mécaniquement- de l'appareil photo.

Emplacement du capteur sur le bloc optique.

Emplacement du capteur sur le bloc optique

Une autre vue du bloc optique, mais sans le capteur cette fois. Le moteur est visible, ainsi que sa boite de pignons. Au centre, le verre bleuté que nous voyons est très certainement un filtre (UV, IR, RVB ?).

Capteur de face.

capteur de face

Voici le centre, le capteur. Celui présenté compte 1 300 000 pixels (1,2 Mpx effectifs) sur une surface rectangulaire de 1/2,7 pouce. Autrement dit la diagonale du capteur mesure 9,5 mm contre 43 pour un film 24x36. C'est petit, surtout pour tant de pixels. Le standard 1/2,7 pouce est toujours d'actualité pour des définitions allant aujourd'hui de 8 à 12 Mpx, soit dis fois plus. Pour avoir un ordre d'idée de la taille du capteur, comptez que vous pouvez en rentrer quatre dans une pièce d'un centime d'euro...

Bloc diaphragme et obturateur.

Bloc diaphragme et obturateur

En ouvrant l'objectif, nous avons fait d'autres découvertes intéressantes. Ainsi le Canon Powershot A30 n'a pas de diaphragme tel que nous le connaissons. Oubliez les lamelles, ici un simple filtre gris neutre gère la quantité de lumière entrante. Cela explique notamment que certains compacts n'ont qu'une amplitude d'un diaphragme à focale constante. Au centre, à demi ouvert, nous apercevons l'obturateur de type "à ciseaux", le tout étant bien entendu très miniaturisé. Autant le diaphragme que l'obturateur, sont commandés par deux électro-aimants placés autour de l'ouverture centrale. Les pattes de commandes sont visibles dans leur glissière.

Ce que nous en avons retenu

Bien que nous ne pourrons jamais étendre une quelconque conclusion à la totalité des appareils photo numériques - les Casio ont des diaphragmes à deux lamelles (!) - nous avons été surpris de comptabiliser autant de composants Sony dans un appareil Canon. Rien d'étonnant à cela, le fabricant nippon fait partie des leaders de l'électronique, et à part le capteur et l'objectif, les pièces physiques ne jouent pas sur le rendu d'une image. Le traitement logiciel est plus important que la marque des pièces. Nous avons été surpris de trouver un flash tout juste digne d'un appareil photo jetable et espérons que les choses ont évolué. La portée effective de beaucoup de flash étant toujours très proche de celle des jetables, seuls quelques rares marques ont ainsi avancé. Le fait qu'il n'y ait pas de diaphragme sur cet appareil, mais simplement un filtre gris neutre nous fais comprendre à quel point la gestion de la profondeur de champs est difficile sur nombre d'entre eux. Ne soyons pas extrémistes, même les marques équipant leurs appareils photo numériques de diaphragme, ne laissent rarement plus d'une ou deux unités d'amplitude. Le fait que les commandes de diaphragme se fassent par électro-aimant explique également le manque de maniabilité de cette fonction. Nous arrivons au capteur. Nous connaissions déjà le standard 1/2,7 pouce, mais le fait de le voir physiquement, nous a permis de mieux nous rendre compte de la miniaturisation de l'ensemble. Le manque de qualité de nombre de compacts numériques nous est apparue tout de suite plus clair, et nous ne pouvons que tirer notre chapeau aux marques capables de faire de bons rendus avec une si petite surface.

Retour
  • lolo le 11-03-2008 : Pour ce qui est des composants, les marques puissent un peu partout c'est vrai. un appareil canon, comme les autres d'ailleurs, comporte des éléments fabriqués par des sous-traitants développés dans certains domaine (capteur, ...
  • ebola le 11-03-2008 : Voilà une très bonne in initiative, si en plus de l'autopsie tu pouvait nous donner tes commentaires et impressions ? :)Pour le filtre, il y en a  plusieurs, l'uv et le RVB qui correspond en fait à filtre de bayer je cro...
  • Red Baron le 11-03-2008 : Edifiante démonstration.Un APN est d'abord un assemblage de pièces et de savoir-faire.Je prends des composants à l'un et j'ajoute des bidules de l'autre.Je fais ma sauce et je vends sous ma propre marque.Que doit-on-t-on ...