1. Prise en main, ergonomie
Pour ceux qui connaissent l'ergonomie du 350D, celle du 400D ne les étonnera nullement. Celle-ci est quasiment identique à la précédente. La prise en main reste agréable et n'attend que la poignée supplémentaire pour être parfaite. L'esthétique n'a pas beaucoup changé non plus, le boîtier s'habille toujours de manière austère.
Le dos de l'appareil apporte quant à lui un peu plus de nouveauté. Nous voyons apparaître une belle surface caoutchoutée prête à recevoir le pouce. L'accroche de celle-ci est très satisfaisante, même si vos doigts sont poussiéreux. De même, sous le viseur (ndlr : toujours petit) un capteur fait son entrée. Il permet de détecter votre visage lorsque vous visez. Une évolution que nous apprécions beaucoup sur les nouveaux boîtiers et qui permet entre autre de ne pas être ébloui lors de photos nocturnes. Bien sûr l'écran a grandi et est maintenant confortable.
Sous l'appareil, peu de changement sont à noter. Le logement de la carte mémoire donne une impression de solidité un peu plus rassurante que sur son prédécesseur. C'est un point que nous re-contrôlerons après quelques milliers de clichés. Le carter de la batterie a changé sur le 400D et est un peu moins pratique. Une inquiétude pèse autour de sa fiabilité. Nous n'avons jamais eu à nous plaindre de cette pièce sur le 350D, mais nous garderons dorénavant un oeil sur ce dernier.
Nous sommes heureux de trouver un système anti-poussière (ndlr : par vibration) qui s'active à chaque extinction.
2. Le Canon 400D en prise de vue
Les repères étant très vite acquis sur ce nouveau boîtier, les tests de prise de vue ont été réalisé très rapidement.
La réactivité du Canon 400D est parfaite. Le temps à l'allumage est correct, il faut compter une seconde pour l'initialisation de l'appareil. Côté autofocus le boîtier - équipé d'un objectif un temps soit peu lumineux - est d'une efficacité redoutable. Le temps de latence est quasiment inexistant et la mise se fait au fait au moment même où vous appuiyez à demi sur le déclencheur. De même la motorisation assure des performances irréprochables. Le test a été effectué avec un 17-50 mm F/2.8 Tamron, c'est un minimum pour tirer le maximum du boîtier. En pleine nuit, une simple lampe de poche éclairant le sujet assure une mise au point en un temps record, moins d'une seconde. Bien sûr dans ces conditions le collimateur central est sélectionné. Attention, le contraste des performances avec l'objectif de kit est sensible, celui-ci étant vraiment... pas cher !
Arrive maintenant la question que tout le monde se pose : Et l'exposition en auto ?
Canon a corrigé le problème du 350D (ndlr : la surexposition) et l'a même tellement corrigé que désormais l'exposition en mode automatique sous expose les photos. Plus particulièrement lorsque la luminosité est très forte. Une faiblesse que nous ne pouvons accepter sur un boîtier de ce prix et qui se veut homogène et performant. En revanche, et heureusement, le problème est inexistant dès que vous passez aux modes P,Av,Tv,M. L'exposition fait correctement son travail dans ces modes et une mesure spot vous apportera une exposition très précise. Rappelons que la plupart de ces réglages sont accessibles via des commandes dédiées.
Le flash embarqué expose très correctement les clichés. En revanche l'éclairage est très dur et sa portée est vraiment décevante. Sa puissance à courte distance est très bien gérée et il ne vient pas bruler les visages. Un flash cobra (ndlr : pour Canon) palie ce point sans problème.
Vous pourrez, avec le 400D, photographier sans objectif. Même si ça ne paraît pas évident au premier abord ce détail est important. En effet, vous pourrez utiliser une bague de retournement ou une bague d'allonge sans problème.
Côté exposition, le 400D s'en sort très correctement bien sûr. La mesure évaluative n'est pourtant pas aussi efficace que la mesure matricielle 3D d'un Nikon D80, par exemple. Ce point est finalement peu important puisque son ergonomie nous donne un accès rapide aux réglages. Une compensation est vite appliquée en cas de besoin.
La gestion des couleurs est assurément un point sensible du 400D. Le rouge a un rendu qui peut surprendre en Jpeg. nous avons trouvé de grands à-plats de couleur là où nous attendions de la laine rouge. Le problème ne vient pas du boîtier mais de la gestion des couleurs de l'ordinateur. De plus le rendu à l'impression est très correct, nous retrouvons toute la matière présente dans le rouge. Donc pas de panique de ce côté, le profil de couleurs de l'ordinateur (et de Photoshop) joue beaucoup. Hors-mis ce détail, les photos resplendissent de couleurs. La saturation est là, le piqué aussi : que du bonheur !
Voici un test qui fait plaisir. La gestion du bruit des reflex récents est vraiment de très bonne qualité. Invisible jusqu'à 400 ISO, une légère granularité apparaît à partir de 800 ISO. Les clichés sont tout à fait exploitables jusqu'à 1600 ISO. Attention cependant les basses lumières à cette sensibilité seront plus bruitées. Les couleurs et les contrastes sont encore présents aux plus hautes sensibilités, de quoi vraiment exploiter la plage de sensibilité de cet EOS 400D.
Conclusion
Le Canon 400D est un reflex milieu de gamme déjà très réputé. Sa finition est loin d'être la plus endurante, mais assure à la fois une bonne prise en main et une solidité convenable. Nous n'avons que peu de reproche à faire à cet appareil photo numérique sur l'autofocus ou le traitement du bruit. Canon a su prouver que leur matériel en plus d'être abordable, est bien placé dans la course aux performances. En revanche le problème de l'xposition en automatique est important. En effet beaucoup de personnes achètent un reflex pour se mettre à la photo et commencent par s'en servir en automatique. L'exposition du Canon est réglée à sous exposer en auto et faussera le résultat de nombres de clichés... Hors-mis ce problème le 400D est un appareil très bon, au rendu très séduisant. Il est assez fournit en commandes dédiées pour être simple d'usage et d'une redoutable efficacité.nous convaincre !