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FujiFilm FinePix S6500 fd

Quelles sont les nouveautés chez Fujifilm ? Un descendant du Finepix S9500, et un nouveau boîtier, le Finepix S6500fd. Le S6500fd arrive dans la continuité du 5600, avec en plus du gain de résolution, un logiciel intégré permettant la détection des visages pour une exposition des images toujours plus juste. Évidemment Fuji ne s'est pas arrêté là, nous pouvons rajouter un zoom grand angle (chouette !), une montée en sensibilité jusqu'à 3200 ISO et une gestion du bruit plus poussée. Enfin l'écran LCD gagne en mensuration puisqu'il passe de 1.8 pouce à 2.5. Du côté du S9600 les évolutions sont moins importantes d'abord du fait que ce n'est pas un nouveau boîtier mais une sorte d'extension.

1. Prise en main, ergonomie

En effet Fuji avait produit avec le S9500 un bridge haut de gamme qui ne souffrait que de peu de choses mais méritait, comme chaque boîtier quelques améliorations. Avec un zoom 10x, une bague dédiée à la mise au point manuelle (même si elle est vraiment psychologique sur un bridge), une résolution plus que suffisante, la marque n'avait plus qu'à rehausser encore un peu plus un produit déjà abouti. Comment ? Très simple, vous agrandissez l'écran orientable en augmentant en plus sa définition, vous intégrez les derniers algorithmes de traitement d'images, un flash "intelligent" qui ne crame plus les visages ni n'enterre plus l'arrière plan, et évidement (c'est réellement une tare sur les bridges) vous améliorez la réactivité de l'AF. De plus, les deux boîtiers sont désormais équipés du nouveau capteur super CCD 6ème génération de Fuji, qui serait plus performant dans l'exploitation de la lumière à luminosité égale. Bref, deux boîtiers attirants de par leurs arguments techniques. Nous n'allons pas essayer de les départager, juste vous faire part de nos ressentis.

photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd vue de trois quart face photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd vue de trois quart photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd vue détail des commandes du dessus photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S9600 vue de trois quart arrière

photo de l'appareil photo numérique bridge Fujifilm S6500fd vue de trois quart face.

photo de l'appareil photo numérique bridge Fujifilm S6500fd vue de trois quart.

Les commandes sont simples et faciles à utiliser, les différences entre les deux boîtiers, sont ergonomiquement petites. Le Finepix S6500fd perd entre autre la molette de réglages située sur le dessus de l'appareil à gauche.

L'écran du Finepix S9600 gagne en taille (2 pouces au lieu de 1.8) ainsi qu'en définition, puisqu'il passe à 230 Kpx. Bien qu'il ne soit pas orientable à 360° il permet cependant des images très basses ou très hautes sans pour autant devoir adopter des positions incongrues et souvent inconfortables. L'angle de vision de cet écran est très correct, il approche les 100%.

photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd vue de trois quart face photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd vue de trois quart photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd vue détail des commandes du dessus photo de l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S9600 vue de trois quart arrière

Nous avons donc eu le plaisir de recevoir ces deux boîtiers au design classique, sans être moche pour autant, avec un agencement lui aussi éprouvé tout comme la prise en mains. Bien que nouveau, ce dernier reprend lui aussi le châssis du Finepix S9500. La poignée tombe bien sous les doigts, même pour les grandes mains, les commandes sont rapidement en tête et permettent donc facilement une certaine dextérité.

2. Les Fuji en prise de vue

Les bridges, appareils photo polyvalents par essence, qui sont censés pouvoir couvrir un maximum de situations photographiques, ont pourtant des défauts dûs essentiellement à leur conception. Leur réactivité, notamment, souffre quelque peu de leur polyvalence excessive. En effet nous avons repéré certaines lacunes de l'autofocus sur ces boîtiers lors de nos essais. D'abord la vitesse pure de la mise au point n'est pas franchement satisfaisante et ce alors que Fuji a déjà amélioré ce point avec un gain de vitesse annoncé de 40%. Ensuite vient la fiabilité de l'autofocus, elle aussi est parfois limite/passable. Au zoom maxi par exemple nous avons trouvé l'AF décevant parce qu'incapable de faire la mise au point sur un arbre ! Nous avons tourné et retourné les choses plusieurs fois, mais le doute n'est plus permis, la map à 300mm (équivalent 24 x 36) est très dure et ce, dans des conditions fort peu difficiles, comme l'exemple de l'arbre en plein jour. A coté de cela l'AF fonctionne bien dans la plupart des situations. Tant que nous sommes dans les points négatifs de ces Fuji, nous parlerons d'un défaut propre aux bridge, l'objectif. Certes les constructeurs nous vendent des zooms toujours plus performants, mais cela a un prix, celui de la qualité optique. Nous avons donc également constaté des déformations optiques très importantes sur les bords des images en grand angle. Même s'il est vrai que les déformations dûes aux focales courtes sont normales pour les perspectives, celles présentes sur les images des Fuji, appelées aussi déformation en coussinet (les bords de l'image convergent vers le centre) ne sont pas des plus agréables lors de l'utilisation.

Le rendu couleur quant à lui est agréable, il n'y a pas besoin de changer le mode saturation pour que les images soient flatteuses. Ne tombons pas non plus dans l'excès, même flatteurs les clichés restent tout de même fidèles.

Le mode flash, plus "intelligent" est effectivement plus nuancé qu'un système basique pour l'exposition. Cependant la couverture du flash n'est pas totalement homogène. A la focale normale, l'écart entre le centre et les bords de l'image en termes d'exposition est aux alentours de 12%.

Les Fuji S6500fd et S9600 ne sont pas réellement stabilisés, en vérité, les boîtiers augmentent leur sensibilité pour gagner en vitesse et éviter ainsi un éventuel flou de bougé. Fuji peut se permettre ce genre de stabilisation étant donné que la marque reste en avance sur la gestion du bruit. On regrettera malgré tout un vrai stabilisateur mécanique.

Très présentes sur cette image et agrandies à droite, les déformations en coussinet produites par des objectifs des Fuji. Il ne faut pas non plus s'emballer, il est impossible de construire un objectif ayant une plage focale aussi importante (comme tous les objectifs équipant les bridges) sans perdre en qualité et à des coûts très raisonnables. (1/950s f5.6 3200ISO 28mm).

photo prise par l'appareil photo numérique bridge FujiFilm S6500fd

 

100 ISO

200 ISO

400 ISO

800 ISO

1600 ISO

3200 ISO

En revanche, ces boîtiers sont très doués dans la gestion du bruit. Ce n'est pas une nouveauté, la firme spécialisée originellement dans les supports (pellicules, papiers) a su garder une franche avance dans son traitement des images brutes. Tous les constructeurs ne peuvent effectivement pas proposer un capteur de bridge, non seulement capable de monter jusqu'à 3200 ISO (1600 pour le S9600, 9 Mpx oblige) mais en gardant, en plus, des images tout à fait exploitables en petit format. Les photos en 10 x 15 cm sont très correctes visuellement, mais après le lissage électronique tout agrandissement au delà du 13 x 18 cm est à proscrire.

Conclusion

Ces deux boîtiers produits par Fuji bien qu'étant dans l'air du temps du point de vue performances restent des appareils photos numériques en deçà de certains concurrents. L'absence de stabilisateur mécanique, un autofocus à la réactivité plutôt médiocre couplées à une fiabilité parfois perfectible les rendent "archi communs" et noie le S6500fd et le S9600 dans la masse des bridges actuellement sur le marché. Enfin les principales différences opposant ces appareils ne nous ont pas parues flagrantes. Evidemment les boîtiers n'ont pas la même résolution, le S9600 garde pour lui l'écran orientable et une sensibilité s'arrêtant à 1600 ISO pour un rendu très proche de son petit frère. Le stabilisateur Fuji jouant sur la montée en ISO, le S6500fd sera un peu plus performant de ce côté là. Et bien sûr le prix, avec un peu plus de 100 € d'écart entre les deux, le choix pour un utilisateur lambda ne coulera sûrement pas de source.

En bref

Fujifilm S6500fd & S9600

FujiFilm S6500fd & S9600

Ce qu'on a aimé

  • Facilité d'approche
  • Haute sensibilité exploitable
  • Rendu couleur agréable
  • Macro et super macro

Ce qu'on a moins aimé

  • Réactivité et AF
  • Qualité optique
  • Stabilisateur ?

Les notes de pixelValley

  • Prise de vue / Prise en main12
  • Ergonomie, Design, Menus11
  • Flash12
  • Macro14
  • Rendu des photos12
  • Réactivité09

Note globale

Note globale: 11 sur 20
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