La communauté

31 utilisateurs en ligne

Se connecter
S'inscrire

Dossier photo numérique Vu 20423 fois

0 commentaires

FujiFilm Finepix S8000

Fuji suit le mouvement des arguments marketing, et vient de proposer son premier bridge à zoom 18x. Le S8000fd arrive après les très connus et non moins intéressants S6500fd et S9600fd. A l'heure où seules quelques marques proposent leur participation au marché des très gros zooms, à l'heure où la qualité de ces gros bridges est en pleine remise en question après le premier essai d'Olympus, Fuji offre en plus sa première stabilisation mécanique. Avec autant de nouveautés pour la marque nippone et en un seul appareil photo numérique, nous ne pouvons qu'être ravis de tester ce nouveau matériel.

1. Prise en main, ergonomie

Tout 18x qu'il soit, le Fuji S8000fd n'en reste pas moins un bridge plutôt compact. Nous retrouvons bien sûr ce nouveau standard, tel que nous l'avons découvert avec le Panasonic FZ18. Le look du S8000fd est agréable, très sobre mais tombe presque dans le ridicule quand le zoom est sorti à fond.

Fuji S8000fd, zoom déployé Fuji S8000fd, vue de dos Fuji S8000fd, vue du logement de piles Fuji S8000fd, vue du logement de carte mémoire

Fuji S8000fd, zoom déployé.

Fuji S8000fd, vue de dos.

Fuji S8000fd, vue du logement de piles.

Fuji S8000fd, vue du logement de carte mémoire.

Fuji S8000fd, zoom déployé Fuji S8000fd, vue de dos Fuji S8000fd, vue du logement de piles Fuji S8000fd, vue du logement de carte mémoire

Côté ergonomie, le S8000fd peut se vanter de sa conception. La poignée surdimensionnée offre une prise en main incroyablement confortable et agréable, assez rassurante pour le tenir à bout de bras en ballade. Le dos de l'appareil est recouvert d'un caoutchouc au grip exemplaire. De même l'emplacement du pouce épouse parfaitement le doigt et renforce donc notre impression.

L'alimentation du Fujifilm S8000fd a été confiée à un ensemble de quatre piles de type AA (ou R6). Bien que ce choix soit très controversé, le fait que Fuji ait pu en prévoir 4 assure au moins la longévité (suivant les modèles d'alimentation). Nous avons, lors de notre test remis quelque peu en question la durée de vie du cache censé retenir les piles. En effet, celui-ci nous semble particulièrement "léger", voire peu fiable. Autant ce point est presque négligeable sur une alimentation à batterie, autant les changements de piles réguliers nous paraissaient une bonne raison de soigner le cache.

Notons que le flash ne se déploie qu'à partir d'une commande manuelle. Même en automatique, il vous faudra sortir (et penser à le sortir) le flash pour le déclenchement. C'est très certainement de l'ordre du détail, mais il est parfois dommage et gênant de recommencer une photo (en auto, donc) parce que le flash a été oublié.

Comme toujours, ce Fuji accepte deux types de cartes : SD et XD. Le carter de la carte mémoire est, comparé à celui des piles de meilleure facture. Comme tout bridge qui se respecte, le S8000 propose les modes manuels tels que PSAM. Nous regrettons que cette intégration semble plus commerciale qu'autre chose. C'est un peu la sensation que nous avons eue lorsque nous avons voulu essayer innocemment la priorité diaphragme. En effet, et peut-être sommes-nous trop perfectionnistes sur ce point, les réglages se font par l'intermédiaire de deux boutons. Déjà qu'un bridge est ergonomiquement moins simple d'usage qu'un reflex, ce détail bride encore plus l'emploi des réglages.

2. Le Fuji S8000fd en prise de vue

Nous attaquons la prise de vue par le critère de rapidité. Le S8000 nous a étonné sur ce point, tant à l'allumage qu'à la mise au point. En effet celle-ci à toutes les focales se fait rapidement. Bien qu'elle manque parfois de fiabilité, dans la mesure où il arrive que l'AF doive recommencer avant de parvenir à ses fins. En intérieur la mise au point est encore plus étonnante. L'AF réagit en moins d'une seconde et est assez fiable. Bien que les performances générales de l'AF du Fuji S8000fd soient un peu en dessous de celle de son concurrent, le Panasonic FZ18, nous en avons été très satisfait.

Nous passons maintenant sur l'un des points forts de Fujifilm : le flash. Ce dernier est à la hauteur de nos espérances. En effet Fuji a beaucoup travaillé le rendu et le concept même de la prise de vue au flash sur le S8000fd. Le rendu est toujours agréable, avec un éclair parfaitement dosé et dont la portée, même en téléobjectif le rend encore plus polyvalent. Nous parlons du concept même de la prise de vue au flash pour ce Fuji S8000fd lors des prises au zoom maximum. Les bridges n'étant pas dotés d'obturateur mécanique, cela permet à Fuji d'offrir une vitesse de synchro-flash très rapide. Ainsi à presque 10 mètres du sujet, le S8000fd déclenche à 1/400" au zoom maxi. Nous trouvons donc des photos dénuées de toutes traces de flou, parfaitement exposées et même agréables !

La gestion des couleurs de ce bridge est paradoxale. Elle l'est dans le sens où les photos en extérieur ont parfois tendances à être infidèles à notre vision. Nous remettons en cause la balance des blancs automatique. Les pré-réglages, très bien calibrés, corrigent et restituent tout de suite de belle images. A l'inverse, en intérieur, les couleurs sont d'une stabilité déconcertante. Les couleurs, et quelque soit la sensibilité sélectionnée, gardent une saturation agréable, et une fidélité plus que rare.

Outre l'apparition du premier zoom 18x signé Fuji, nous testons le système de stabilisation mécanique. Et quel meilleur test qu'un bridge au téléobjectif extrême. Force est d'avouer que le système est bon. Nous avons réussi à photographier en intérieur sans flash et en téléobjectif. A 1/40" au zoom maxi (800 ISO) l'appareil ne bronche pas. Encore faut-il bien sûr que vous soyez vous-même stable. Malgré ses capacités, la stabilisation du S8000fd ne corrigera pas tout.

Le S8000fd, comme son nom l'indique ("fd") est équipé d'une détection des visages. Malheureusement celle-ci n'est pas à la hauteur de nos attentes et de certains compacts de la même marque comme le F50fd ou le FX55 chez Panasonic. Ses capacités à reconnaître et suivre un sujet nous semblent limitées, et peu convaincantes.

Nous avons déjà, auparavant, émis maintes remarques sur les objectifs montés sur les appareils photo numériques. C'est un fait, Fuji n'excelle pas dans le domaine de l'optique, et nous retrouvons cette "caractéristique" sur le S8000fd. Les franges sont très présentes, les déformations quant à elles sont un peu mieux maîtrisées mais apparaissent aux focales extrêmes (grand angle et zoom maxi). De même, à longue distance, il n'est pas rare de voir une photo dont seul le centre est net, comme en macro.

Une photo type, très grise d'origine, c'est vrai, mais pénalisée par une balance des blancs automatique qui tire nettement vers le bleu (temps nuageux).

Exemple Balance des blancs

 

A plus de 480 mm à 1/85", le stabilisateur est là, efficace et assurant à lui seul beaucoup d'images.

Couleur d'automne

 

La saturation est discrète dû en grande partie au contre-jour provoqué par les reflets. Notez les déformations visibles en haut de la photo, en arrière plan.

Déformation et contre-jour

 

Des couleurs bien rendues, et des franges toujours aussi présentes. Nous regrettons de les retrouver sur beaucoup de photos, malgré des contrastes pas toujours aussi violents.

Couleur et franges colorées

 

Voici les images studio, avec, au choix, les photos de la scène entière (cliquez sur une image pour la voir en taille réelle), et des photos d'identité de Ken en taille réelle. Cela signifie qu'un pixel du fichier est égal à un pixel à l'écran.

Scène entière
Ken taille réelle
scène à 100 ISO 100 iso scène à 200 ISO 200 iso
scène à 400 ISO 400 iso scène à 800 ISO 800 iso
scène à 1600 ISO 1600 iso
 

La gestion du bruit du Fuji S8000fd n'est pas progressive. Il y a une nette différence à partir de 800 ISO. En deçà de cette sensibilité, le traitement est discret, voire agréable, pour la précision générale de l'image. A partir de 800 ISO, le bruit se fait très présent. Le lissage évite au maximum les pixels colorés et essaye tant bien que mal de garder les détails. A 1600 ISO, les photos ne sont pas plus exploitables que n'importe quel concurrent.

Conclusion

Le Fuji S8000fd est surprenant à notre goût. Nous avons été ravis de trouver une qualité certaine dans des domaines comme le flash ou la gestion des couleurs, notamment en intérieur. De même le stabilisateur embarqué sur ce bridge est satisfaisant, tout comme le mode macro. A côté de ça, nous avons été déçus, une fois de plus, par l'objectif. Ce dernier étant proche du "passable" pour ses franges colorées ou ses déformations. Nous doutions de la mise au point et nous nous sommes rendu compte que ce n'était rien d'autre que des a priori, et qu'en aucun cas, le S8000fd n'avait à rougir de ses performances AF. Nous attendions une détection des visages performante, et là encore le résultat n'était pas celui que nous envisagions. Bref nous trouvons que ce bridge est doté de très bonnes possibilités, mais que Fuji manque peut-être encore un peu d'expérience dans ce domaine. Un avis partagé, donc.

En bref

Fujifilm Finepix S8000fd

Fuji S8000fd

Ce qu'on a aimé

  • Rapidité
  • Fiabilité couleurs
  • Macro
  • Gestion flash

Ce qu'on a moins aimé

  • Objectif
  • Détection des visages
  • Balance des blancs auto

Les notes de pixelValley

  • Prise de vue / Prise en main12
  • Ergonomie, Design, Menus14
  • Flash13
  • Macro13
  • Rendu des photos12
  • Réactivité13

Note globale

Note globale: 13 sur 20
Retour