1. Prise en main, ergonomie
Nous l'avons déjà dit, les bijoux ne brillent pas par leur ergonomie. Le Z20 fd ne déroge pas à la règle et nous offre une ergonomie très proche du Z10 fd à savoir quasi nulle. La disposition des commandes est pratiquement la même et nous regrettons simplement la position du zoom ainsi que le peu de débattement de cette commande. Trop peu en relief, elle nous rappelle que nos doigts sont vitre surdimensionnés pour un ultra-compact. Tout comme son prédécesseur, le Z20 fd bénéficie de la liaison infrarouge. Le fait que Fuji n'est pas équipé le Z20 fd de stabilisateur doit très certainement provenir du prix de vente de ce dernier. Un gros regret à l'heure où la plupart des constructeurs le propose. L'écran LCD offre une taille standard de 2,5 pouces mais garde une définition très légère de 150 Kpx.
Déjà citée un peu plus haut la finition du Z20 fd est irréprochable, nous y retrouvons tous les ingrédients d'un appareil solide : Optique interne, boîtier métal, prises protégées par un caoutchouc souple. Malgré son prix, le Fuji Z20 fd intègre une batterie propriétaire là où toute la concurrence propose des accus rechargeables.
2. Le Fuji J50 en prise de vue
Le Fuji Z20 fd évolue bien entendu par rapport au Z10 fd. Cela se traduit d'abord sur la rapidité de l'ensemble. Une très bonne nouvelle donc puisque le Z20 fd assure une mise au point très rapide, un point vraiment appréciable, surtout sur un appareil photo numérique d'entrée de gamme. Nous osons la comparaison avec Canon, que nous considérions comme leader jusque là sur le critère de la rapidité. Le temps d'écriture est un peu lent et peu ralentir l'appareil dans certaines circonstances. En mode "rapide" (en manuel uniquement) ce laps de temps est réduit. En intérieur l'appareil se montre tout aussi à l'aise et assure une utilisation pratique très agréable.
Côté optique, nous reconnaissons malheureusement Fujifilm. Cette marque excelle peut-être dans la conception et le traitement de capteur numérique mais toujours pas dans la fabrication d'objectifs. Le petit zoom 3x commençant à 35 mm déforme beaucoup. Heureusement, Fuji équipe le Z20 fd d'un logiciel de correction des déformations très efficace. De ce fait les aberrations ne se verrons qu'au cadrage, pas une fois la photo prise. Les déboires optiques seraient négligeables s'ils ne concernaient que les distortions corrigées. Comme sur beaucoup de modèles siglés Fuji, les franges font parties intégrantes des images enregistrées. Ils serait exagéré de généraliser, mais elles sont très présentes. Nous notons cependant un gain de piqué sensible, en tout cas au centre de l'image, car là aussi, la qualité s'éstompte avec les bords de l'image. Nous passerons sur le style quasi lomographique du vignettage...
La détection des visages présente sur ce Z20 fd, sans être du très haut de gamme, et vu le prix nous le comprenons, a le mérite d'assurer une certaine cohérence avec le reste de l'appareil. Le logiciel est rapide. Le suivi se fait aisément même si le sujet court. En revanche, sa faiblesse ne lui permet pas de reconnaître un visage sous de grands angles ou de profil. C'est son point faible.
En bon compact d'entrée de gamme le Fuji Z20 fd est doté d'une cellule assez basique, mais qui assure correctement son travail. Nous aurions apprécié qu'elle soit couplée par exemple à un logiciel de reconnaissance des scènes, bien pratique sur un appareil tout automatique.
Le mode macro n'est pas des plus convaincant. Bien qu'il soit toujours très rapide (de mise au point), il manque cependant de précision pour être agréable dans ce mode. De plus sa distance de mise au point n'a rien de révolutionnaire, et ne peut-être comparée avec des appareils Canon par exemple.
Le mode macro du J50 n'a rien de particulier, le grossissement est moins élevé que chez la concurrence, mais la quasi absence de déformation lui profite. En revanche, c'est une épreuve de plus pour l'autofocus.
Le rendu du flash du Z20 fd est basique certes, mais se classe néanmoins dans la moyenne haute de ce que nous trouvons sur le marché, grâce à une puissance bien gérée.
La gestion du bruit du Z20 fd n'a rien à envier à celle de son prédécesseur. Les évolutions ne sont pas visibles et l'appareil laisse apparaître des pixels parasites à partir de 800 ISO. A 1600 ISO, les couleurs commencent à se dégrader et une impression est à exclure. Le lissage est très prononcé à la sensibilité maximale et ce n'est, une fois de plus, qu'un argument commercial. Aux premières sensibilités les améliorations restent trop discrètes pour être appréciées et la granulation est toujours présente.
Conclusion
Nous reconnaissons à regrets Fujifilm dans la qualité optique du Fuji Z20 fd. Cependant de gros progrès ont été fait. L'objectif produit bien moins de franges colorées que le S8000 fd par exemple les images sont désormais exemptent de déformation. Outre ces quelques griefs, il faut bien rappeler que le Z20 fd est un appareil d'entrée de gamme. A ce titre, nous pouvons dire qu'il est très réussi. En effet, sa réactivité et sa simplicité d'utilisation en font un compagnon idéal pour qui veut ramener la photo souvenir. Il n'est pas parfait, mais simplement efficace et peu cher.