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Olympus E-400

Le format 4/3 a ses promoteurs comme Olympus et ses détracteurs. En ce qui concerne Olympus, la marque tire enfin avantage de son mini capteur avec le E-400. Pour rappel un capteur "commun" (taille APS) mesure environ 17x23 mm, un capteur "full-frame mesure 24x36 mm et enfin celui de l'Olympus E-400 mesure 17x13mm. Ce reflex qui se vante d'être le plus petit et le plus léger au monde est très décrié. En effet beaucoup ont tendance à critiquer le format 4/3 sans trop savoir ce que cela change. Nous voyons notamment revenir régulièrement ce genre de remarques : "Réduire la taille du capteur revient à réduire la qualité des images."
Est-ce si simple ? Pouvons-nous réduire la qualité d'une image à une simple histoire de taille de capteur ?
Ce petit reflex laisse pourtant entrevoir un joli tableau avec la meilleure visée du marché notamment au point de vue du grossissement offert. Nous allons donc voir avec ce test ce qu'il faut retenir de ce boîtier.

1. Prise en main, ergonomie

La prise en main est toujours d'une importance capitale car, devons-nous le rappeler, c'est un élément auquel nous sommes confronté tout au long de notre vie photographique en compagnie de notre appareil photo numérique. La première approche de l'Olympus E-400 nous a d'abord été très surprenante. Le boîtier se vante d'être le plus petit et bien que cela ne soit pas choquant de prime abord, le premier toucher est carrément déstabilisant !

Olympus E-400 face nu Olympus E-400 prise en main dos Olympus E-400 vue de dessus Olympus E-400 commandes dessus boîtier Olympus E-400 vue générale de dos plongeante

Olympus E-400 face nu.

La photo est explicite, le boîtier est loin de remplir nos petites mains pleines de doigts. De plus l'absence de poignée sur la face avant gauche de l'appareil fait penser que nous allons le faire tomber à la moindre inattention. Heureusement tel n'est pas le cas. Bien que cela puisse paraître surprenant, le boîtier, exempt de toute protubérance, tient correctement dans la main.

Cette tenue en main est accentuée par un poids plume, même tout équipé.

Le dessus du boîtier est bien pensé, nous trouvons juste à droite du déclencheur le bouton de compensation d'exposition, que l'on peut régler avec la molette sans sortir l'oeil du viseur. Nous apprécions tout particulièrement ce genre de détail qui permet de gagner du temps, notamment en prise de vue.

L'agencement des commandes au dos du boîtier est quant à elle tout ce qu'il y a de plus commun. Le bouton de verrouillage d'AutoFocus et de mesure d'exposition est lui aussi bien placé et facilite son accès en prise de vue. L'ergonomie des menus n'est pas des plus faciles d'approche, et nous regrettons c'est vrai, des menus plus simples et plus accessibles.

Olympus E-410, de face, nu Olympus E-400 prise en main dos Olympus E-400 vue de dessus Olympus E-400 commandes dessus boîtier Olympus E-400 vue générale de dos plongeante

Lors de notre test nous avons eu avec l'Olympus E-400 les objectifs du kit : le 18-42mm (24-84mm en équivalence 24x26) et le 40-150mm (80-300mm en équivalence 24x36).

Note : si vous ne concevez pas bien les équivalences, un dossier sur les conversion de focales est disponible.
Nous avons apprécié le poids de ces optiques qui restitue l'énorme maniabilité d'un appareil fort léger. Les reproches que nous avons à faire à ces objectifs sont plutôt d'ordres physiques. En effet la bague de zoom (qui permet de varier physiquement la valeur focale) est trop dure à notre goût. Ce problème serait sûrement passé inaperçu sur un boîtier plus lourd. De plus la bague de mise au point manuelle est, quant à elle, beaucoup trop imprécise. Il faut oublier les mises au point manuelles rapides du fait d'un débattement excessif. La couverture des objectifs du kit est intéressante puisqu'elle équivaut à un zoom 10,7x. Notons également que la prise de vue sans objectif est possible ce qui facilite la macro avec des procédés comme le retournement de l'optique, la bague d'allonge, ou encore la bague de retournement.

2. L'Olympus E-400 en prise de vue

C'est ici que l'Olympus tire vraiment partie de sa petite taille et de son faible poids. Il offre une maniabilité hors du commun. Rappelons quand même qu'il ne faut pas oublier de mettre la lanière avant le premier usage, un accident est si vite arrivé. L'objectif 14-42mm offre des déformations vraiment intéressantes à 14mm. Bien que l'angle de champs soit celui d'un 24mm, le plaisir d'obtenir des résultats radicalement différents est total. L'AutoFocus trois points de ce boîtier est plutôt agréable, une multitudes de points AF n'étant pas toujours nécessaire. Sa réactivité - en extérieur notamment - est extrêmement bonne. Un AF trois point très vif et rapide qui nous a tous ravi. Nous avons par contre été très surpris par ce dernier pour ses difficultés de mise au point en intérieur et en faible lumière. Il devient presque inévitable de basculer sur le Manuel Focus, bien que celui-ci soit trop imprécis, tellement l'AF est mis en difficulté.

Parmi les points forts de ce boîtier, notons le viseur. Largement au dessus de ses concurrents, le viseur de l'Olympus est vraiment un plus. Le grossissement de 0.92x (contre 0.88x pour le D80 et 0.83 pour l'Alpha100) apporte un réel confort à la prise de vue. La couverture de champ offerte par ce dernier se place au niveau de celui de ses concurrents (soit 95%), ce qui, dans l'absolu, est tout juste acceptable pour un reflex de ce prix. Malheureusement, c'est le lot de tous les boîtiers de cette gamme et il faut compter un budget autrement plus important pour avoir un viseur digne de ce nom.

L'olympus E-400 expose correctement et gère bien les gros écarts de luminosité. Le rendu des couleurs est lui aussi fiable. Pour ce genre d'images (ci-dessus) en contre-jour, nous n'oublierons pas de surexposer d'un diaphragme pour obtenir les vrais couleurs.

photo prise par l'Olympus E-400, ruine contre-jour

 

Prise dans des conditions d'éclairages difficiles et en tout automatique, cette photo a tout pour vanter le plus petit reflex actuel.

photo prise par l'Olympus E-400, intérieur d'un squat

 

Photo macro d'une feuille réalisée avec le 14-40mm retourné en position 14mm.

photo prise par l'Olympus E-400, macro d'une feuille avec objectif retourné

 

L'Olympus E-400 propose un mode noir et blanc très intéressent. Le résultat n'est bien sûr pas aussi fin qu'un noir et blanc obtenu à partir d'un logiciel de retouche, mais il convaint.

photo prise par l'Olympus E-400, noir et blanc d'un vélo contre la carcasse d'un bateau

 

Arrive maintenant le grand test du bruit numérique à toutes les sensibilités. C'est sûrement l'un des points les plus discutés de l'E-400. Qui dit capteur plus petit, dit plus de bruit. Voyons cela.

Voici les images studio, avec, au choix, les photos de la scène entière (cliquez sur une image pour la voir en taille réelle), et des photos d'identité de Ken en taille réelle. Cela signifie qu'un pixel du fichier est égal à un pixel à l'écran.

Scène entière
Ken taille réelle
scène à 100 ISO 100 iso scène à 200 ISO 200 iso
scène à 400 ISO 400 iso scène à 640 ISO 640 iso
scène à 800 ISO 800 iso scène à 1000 ISO 1000 iso
scène à 1250 ISO 1250 iso scène à 1600 ISO 1600 iso
 

Note : Nous avons détaillé les sensibilités intermédiaires à partir de 400 iso, pour mieux juger les dégradations apparaissantes avec la montée en iso. Que de bonnes surprises ! L'olympus s'en sort magnifiquement bien pour ses montées en ISO. Le petit capteur (presque deux fois plus petit qu'un 24x36) gère plutôt bien le bruit numérique. Évidemment la sensibilité maximale du petit reflex n'est pas aussi haute que sur les boîtiers concurrents en 10 Mpx, mais malgré une taille réduite, la qualité des images n'est pas forcément en dessous de ses grands frères. Plus le bruit apparaît, plus les couleurs se détériorent et c'est bien là le plus gros défaut de la gestion du bruit Olympus. Les pixels parasites ne sont pas présents outre mesure et nous gardons des images tout à fait exploitables à 1600 ISO. Ne nous méprenons pas, c'est toujours plus joli à 100 ISO qu'à 1600.

Conclusion

Nous avons trouvé dans l'Olympus E-400 un appareil photo numérique de qualité. Sa maniabilité et son rapport taille/poids en font un allié sûr du photo reportage. Sa prise en main déconcertante au début se révèle être efficace à l'usage. Nous regrettons simplement un système de stabilisation mécanique, manquant cruellement en prise de vue. Ce reflex est abouti mais nous n'aurions pas été déçu de voir une stabilisation même au détriment d'une résolution peut-être un peu moins élevée. Ce boîtier bien que performant se classe inévitablement en dessous de sa concurence directe : le Canon EOS 400D, Nikon D80. Situé dans une gamme de prix très proches, il n'apporte pas suffisament pour pouvoir réellement leur faire de l'ombre. A un prix en dessous de la concurence ce reflex aurait été top, là, nous le trouvons encore un peu cher.

En bref

Olympus E-400

Olympus E-400

Ce qu'on a aimé

  • Visée
  • Fiabilité des rendus
  • Maniabilité top
  • Réactivité

Ce qu'on a moins aimé

  • AF en intérieur
  • Pas de système de stabilisation
  • Lisibilité des réglages sur l'écran en prise de vue assez moyen

Les notes de pixelValley

  • Prise de vue / Prise en main15
  • Ergonomie, Design, Menus14
  • Flash11
  • Macronc
  • Rendu des photos15
  • Réactivité13

Note globale

Note globale: 15 sur 20
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